La cour d'assises de Namur a poursuivi mardi le procès de Linda Weber, accusée d’avoir tué son mari Richard Piron de 7 balles le 1er mai 2019 dans leur domicile de la rue Taravisée à Sorinnes (Dinant).

La matinée a débuté avec le rapport de la toxicologue, qui est intervenue dans le cadre de l’enquête. Celle-ci a relevé dans les analyses réalisées sur Richard Piron un taux d’alcoolémie de 2, 12 grammes d’alcool par litre de sang, ainsi que la présence d’antidouleurs et d’antidépresseur, en faible concentration. Le taux d’alcoolémie de Linda Weber était de 2,07 grammes par litre de sang, elle avait consommé 2,25 litres de bière ce jour-là, et elle avait également consommé des antidépresseurs. Les époux se trouvaient donc dans un état situé entre l’ébriété et l’ivresse au moment des faits.

Questionnée par la présidente Jackers, Linda Weber affirme qu’elle se sentait dans un état dépressif au moment des faits. « Je n’étais pas normale, je me sentais vaseuse, je pense que je parlais normalement mais j’étais sur un nuage. Mes pleurs étaient continus au moment de la scène. »

Du rapport du légiste, il ressort que Richard Piron a été touché par 7 projectiles de calibre 22. La victime présentait 5 plaies thoraciques et 6 plaies dorsales. 5 balles étaient logées dans la cavité thoracique, une se trouvait dans une cote et une dans le sternum. Une perforation des poumons, des veines pulmonaires et une double perforation de l’aorte sont relevées. Richard Piron est décédé d’une hémorragie interne massive en moins de 2 minutes. Linda weber présentait une contusion d’une dizaine de centimètres du genou droit, résultant de la chute sur un coffre en bois après que Richard Piron l’ait poussée. Elle présentait également 4 autres ecchymoses sur les jambes.

L’expert en balistique précise que l’arme utilisée était un revolver d’alarme, de calibre 22, qui n’est pas destiné à tirer des balles réelles, comme celles chargées à deux reprises par Linda Weber dans le barillet et donc dangereuse pour le tireur. Plusieurs projectiles se sont d’ailleurs fragmentés dans le canon au moment des tirs.De l'avis des experts, un tir sur la victime alors que celle-ci était au sol est très peu probable.