La cour d'assises de Namur a poursuivi mercredi le procès de Linda Weber, accusée d’avoir tué son mari Richard Piron de 7 balles le 1er mai 2019 dans leur domicile de la rue Taravisée à Sorinnes (Dinant).

Avant d’entendre différents témoins de personnalité et de moralité, la présidente Jackers a réinterrogé l’accusée et sa fille sur certains points précis. La fille du couple vivait en effet au rez-de-chaussée de l’habitation et était présente lorsque Linda Weber a abattu Richard Piron dans leur domicile de Dinant. Linda Weber affirme que durant toute la scène, son mari et elle hurlaient et s’insultaient, et qu’elle est tombée sur un coffre en bois après avoir été poussée par Piron avant d’aller chercher l’arme du crime et de l’abattre.

Interrogée sur ce qu’elle a entendu ce soir-là, la fille du couple déclare : "Je regardais la télévision qui allait fort. J’ai entendu 2 ou 3 bruits sourds, comme si quelque chose tombait par terre. J’ai alors coupé le son en me demandant ce qui se passait. Je n’ai rien entendu, j’ai remis la télévision et ensuite maman est venue me dire qu’elle avait tué papa. Je n’ai pas entendu de coups de feu ce soir-là." 

Des versions différentes et qui peuvent surprendre, d’autant plus que la fille du couple Weber/Piron affirmait que quand ses parents se disputaient, elle les entendait habituellement. Des voisins de l’habitation 4 façades ont déclaré avoir entendu les coups de feu.

Questionnée au sujet du déroulement de la scène qui fut fatale à son mari, Linda Weber a donné ce mercredi une chronologie différente de celle évoquée dans son interrogatoire lundi. "Tout se mêle, j’ai peur de confondre. Je le revois debout me fixer après que je lui aie tiré dessus", a déclaré Linda Weber.