La cour d'assises de Namur a poursuivi mardi le procès de Linda Weber, accusée d’avoir tué son mari Richard Piron de 7 balles le 1er mai 2019 dans leur domicile de la rue Taravisée à Sorinnes (Dinant).

En fin de matiné, la psychologue et la psychiatre qui ont examiné Linda Weber ont présenté leurs conclusions. L’accusée ne présentait pas de trouble mental au moment des faits, mais était affectée par un épuisement émotionnel et une dépression majeure de longue date causée par la faillite de son mari et les problèmes financiers découlant de cette situation.C’est aussi de là que provenait son trouble de l’utilisation de l’alcool.

Linda Weber est présentée comme une personne étant fort isolée socialement, aux compétences sociales peu développées, ce qui peut entraîner des problèmes dans la gestion de situations compliquées. L’accusée est une personne naturellement anxieuse ayant une estime d’elle-même faible et souffrait d’une grande détresse psychologique qui avait entraîné une hospitalisation en psychiatrie quelques années avant les faits. Les experts n’ont pas noté de déresponsabilisation par rapport à son acte mais relèvent un déni par rapport à sa consommation d’alcool, l’accusée ayant déclaré qu’elle n’avait pas de problème de consommation de cette substance.

Les experts concluent que le risque de récidive dans le chef de l’accusée est nul étant donné que les faits étaient liés au contexte de violence conjugale dans lequel elle vivait.