Ce mardi en Commission de l’Intérieur à La Chambre, la nouvelle députée Fédérale ECOLO namuroise, Cécile Cornet, a interrogé la Ministre Annelies Verlinden (CD&V) à propos du foyer de contamination au Covid au sein des travailleurs de la centrale nucléaire de Chooz. Trente cas ont été découverts mi-octobre et le nombre a peut-être depuis lors augmenté. « Qu’adviendrait-il par exemple en cas d’absences majeures au sein du personnel et quid des plans d'urgence ? » s’est interrogée la députée. « La centrale de Chooz n’est pas située sur le territoire belge, mais le dialogue entre autorités belges et françaises est essentiel vu la situation enclavée de la centrale dans la province de Namur. »


Dans sa réponse, la Ministre a assuré que la sécurité était sa priorité. Elle rappelle toutefois que le plan d’urgence nucléaire tel que prévu à l’AR du 1er mars 2018 ne mentionne pas la gestion commune d’une pandémie et d’un incident nucléaire.

« La sûreté nucléaire est une compétence nationale dont chaque autorité de sûreté nationale est responsable. Dans le cas de la France, il s'agit ici de l'Autorité de sûreté nucléaire. En Belgique, le Centre de Crise national coordonne le plan d'urgence nucléaire national pour le territoire belge en bonne intelligence avec l'Agence fédérale de contrôle nucléaire. L'AFCN entretient de bons contacts avec l'ASN en France et celle-ci l'informe régulièrement des dossiers en cours ainsi que des événements qui peuvent avoir un impact sur la sûreté des installations nucléaires françaises proches de nos frontières. »

Concernant le cas spécifique mentionnée, Annelies Verlinden précise que l'AFCN n'en a pas été informée directement et considère que la sûreté des installations est toujours assurée.