La scène avait été d'une violence rare dans un lieu convivial et familial.

En décembre 2016, une bagarre impliquant plusieurs personnes s'est produite au marché de Noël de Maredsous. Françis, un policier en civil, son beau-père Jean et un troisième individu, Johan, étaient les principaux protagonistes. Une remarque déplacée faite à deux femmes par le premier cité aurait provoqué l’échauffourée. "Elle a encore fait la cochonne, ma chienne", aurait-il déclaré après que son chien a reniflé les fesses de l’une d’entre elles.

Tous étaient poursuivis pour coups et blessures volontaires. Après de multiples audiences et auditions de témoins, le verdict est tombé ce jeudi matin au tribunal de Dinant. Tous sont acquittés des faits de coups et blessures. En réalité, d'autres personnes étaient impliquées dans cette bagarre. Mais elles n'étaient pas poursuivies, ni constituées parties civiles. Rien dans le dossier, ni même les deux témoins neutres, n'ont pu affirmer que Johan et Jean se sont porté des coups. Il manquait donc des personnes sur le banc des prévenus. La bagarre s'est par ailleurs produite en plusieurs temps, et le début de celle-ci reste floue.

A l'inverse, ces témoins ont affirmé que Françis, le policier en civil, avait frappé une femme à la poitrine et mis et étranglé un homme au sol. L'homme disait être venu en aide à son beau-père qui se faisait frapper par trois personnes. Il invoquait la légitime défense. Ce que le président du tribunal a suivi, admettant que cela n'était pas dénué de toute vraisemblance vu les nombreuses lésions présentées au visage par son beau-père. Et par le fait que Johan et d'autres personnes ont rapidement quitté les lieux après les faits.

Si tout le monde a été acquitté des coups, Françis a néanmoins bénéficié de la suspension du prononcé pour des injures racistes. Après la bagarre, il s'en est pris verbalement aux deux gardes de sécurité en les traitant de bougnouls.