Initiée par une interpellation citoyenne et soutenue par des citoyens et des associations, le vote de cette motion est un moment à marquer d’une pierre blanche car il dépasse de très loin le simple aspect symbolique. En agissant de la sorte, Ciney rejoint des dizaines d’autres communes hospitalières qui souhaitent marquer leur différence par rapport à une vision sécuritaire et inquiète de l’exil et de la migration.

« Se reconnaître comme commune hospitalière, ce n’est pas juste respecter la loi, ça, c’est naturel », a souligné la conseillère ecolo Valérie Vanheer. « C’est surtout s’engager à reconnaître dans l’autre, quel qu’il soit, un être humain à part entière avec des droits et avec une dignité qu’envers et contre tout nous devons respecter. C’est prendre le chemin parfois exigeant d’ouvrir sa porte, au propre comme au figuré, à l’étranger mais aussi au Belge dans le besoin. On n’oppose pas les misères, on les combat ensemble. Car l’hospitalité ne va pas de soi : c’est un « vrai » engagement. »

La situation sanitaire et ses conséquences un peu partout sur la planète tout comme les changements climatiques vont avoir des conséquences en termes de migrations.

Concrètement, la commune s’engage à assurer un accueil digne à tous ceux qui en ont besoin, en adaptant si besoin ses dispositifs. Ciney s’engage aussi à chercher des moyens de mettre à l’abri ceux qui en ont besoin. Pour ce faire, un comité de suivi sera mis sur pied.