Une mère de famille est poursuivie pour harcèlement, rébellion, dégradation, coups et blessures et calomnie.

Une Cinacienne d'une cinquantaine d'années condamnée par défaut en juin dernier à 18 mois de prison a comparu ce mercredi matin à Dinant, sur opposition. Que lui est-il reproché ? Des faits de harcèlement, rébellion, dégradation, coups et blessures et calomnie commis entre mai et juillet 2015 à Ciney et Beauraing. Le tout dans un contexte de séparation avec, au milieu de tout cela, son fils (né en 2007) placé dans un centre. C'est en effet cela qui a tout déclenché. « A partir de ce moment, systématiquement, la maman s'en est prise à l'entourage du petit », précisait le ministère public en juin dernier.

Les faits de coups et blessures concernent deux employées du centre d'accueil où était son fils, à Beauraing. Essuyant un refus lorsqu'elle a voulu lui rendre visite, elle les aurait bousculées et giflées. « J'avais un paquet dans une main et je tenais mon chien avec l'autre. C'est donc impossible. Et puis, c'était ma seule possibilité de voir mon fils alors pourquoi j'aurais agressé quelqu'un ? », a indiqué la prévenue ce mercredi. Les harcèlements concernent quant à eux son propre enfant, mais aussi son ex-compagnon, ses ex-beaux parents et des gens du centre. Via une page Facebook, elle invitait un maximum de personnes à envoyer des lettres et des cadeaux à son fils. « Il y avait une caisse entière de lettres et de colis, de proches mais aussi de gens qu'il ne connaissait pas... », explique la partie civile. Sa page Facebook, plus de 60.000 personnes l'ont suivie ! « J'envoyais une carte tous les jours, c'est vrai », indique la mère qui estime qu'il ne s'agissait pas de harcèlement. « Mais pour Facebook, ce sont les réseaux sociaux. Je ne m'attendais pas à une telle ampleur », a-t-elle expliqué en indiquant avoir aussi été victime d'un piratage informatique.

Quant à l'ancienne belle-famille, il s'agissait d'harcèlement téléphonique. Entre 20 et 30 appels quotidiens ont été évoqués. « Elle a également calomnié le centre d'accueil en écrivant que son fils était en prison, qu'aucun médecin ne pouvait allait le voir, etc. », précisait le parquet de Namur.

Les dernières préventions concernent la rébellion et les dégradations au véhicule de police, en pleine rue à Ciney. « Il faut aussi voir comment j'ai été arrêtée », précise la Cinacienne. « J'allais à la boulangerie lorsque les policiers m'ont tiré de force de ma voiture pour me passer les menottes. Et l'un d'eux a mis trois fois sa main dans ma culotte. Me débattre était légitime. » La défense a plaidé l'acquittement sur toute la ligne. Jugement le 11 mars.