Quatre ans avec un éventuel sursis ont été requis. La défense demande la requalification en coups et blessures volontaires et plaide la provocation.

On est passé proche du drame le 11 juillet 2016 à Yvoir. Un homme a porté un coup de couteau (28cm de long) dans l'abdomen de son rival amoureux. "On voyait ses viscères. Selon le SMUR, ses jours étaient en danger mais, heureusement, il est toujours là", commentait l'avocat de la partie civile ce mercredi matin au tribunal correctionnel de Dinant.

L'auteur des faits, poursuivi pour une tentative d'assassinat qui implique donc la préméditation, s'est expliqué sur ses motivations. Il n'avait, d'après ses dires, pas l'intention de tuer son rival. S'il a pris le couteau et qu'il l'a placé au niveau de la console centrale de son véhicule, c'était pour impressionner. "Deux heures avant les faits, ma compagne m'a annoncé qu'elle partait en week-end avec notre fille et ses parents. Sachant qu'elle avait une aventure avec un autre homme, je me suis rendu chez lui. Je l'ai vu charger le lit de ma fille. Il y a eu échange de mots, puis il m'a frappé au visage alors que j'étais toujours dans mon véhicule. Il s'est avancé dans l'habitacle, c'est à ce moment que j'ai porté un coup de couteau."

Invitée à donner sa version, la victime a confirmé avoir porté le premier coup. "Pour prendre l'ascendant et donner le tempo à la situation vu les précédents qu'il y avait déjà eus. Le coup de couteau, je ne l'ai pas senti. Mais quand j'ai constaté que je saignais, je me suis dit qu'on ne rigolait plus. Je me suis saisi d'un bois que j'ai pour mes entraînements d'arts martiaux et j'ai frappé sur son bras pour qu'il lâche le couteau, pour ensuite exercer des pressions sur son visage pour qu'il parte."

Ce jour-là, ce n'était pas la première fois que le prévenu se rendait chez son rival amoureux. "Mais je n'y allais pas pour en découdre. Ma compagne et moi venions d'acheter une maison et d'avoir un enfant. Je voulais qu'il cesse car j'étais heureux de ce qu'il nous arrivait." Jugement le 26 juin.