Le tribunal correctionnel de Dinant devra dépatouiller le vrai du faux, dans cette ancienne affaire de coups et blessures. Les faits remontent à une soirée organisée à Houyet, le 13 juillet 2016. Une dame dit avoir été blessée par son beau-frère de l’époque. Des blessures ont été constatées aux bras et au visage. Mais ce dernier, prévenu, conteste les faits et indique que les seuls coups portés l’ont été dans le cadre d’une légitime défense. Il a cité directement son ancienne belle-sœur devant le tribunal. Celle-ci plaide également la légitime défense.

Une première scène a eu lieu à l’intérieure d’une salle. "On dansait. Il est venu mettre plusieurs coups de coude à ma sœur et l’a saisie par la gorge. Je me suis interposée et ça a dégénéré", indique la victime présumée. Les faits ont continué à l’extérieur. Le prévenu l’aurait encore frappée alors qu’elle était dans sa voiture. Ancien boxeur, l'auteur présumé des faits n'a pas toujours été un tendre et est connu de la justice pour des précédents faits de coups.

La défense du beau-frère a une version différente. "Madame n’a jamais accepté que sa sœur entretienne une relation avec mon client. Elle voulait tout faire pour casser le couple et le renvoyer mon client en prison car elle connaissait ses antécédents", indique la défense. "La propre sœur de madame précise qu’elle lui a elle-même porté des coups au visage lors de cette soirée. Les coups au niveau des bras ? Madame a été sortie de la soirée par les sorteurs. Elle a aussi eu un échange houleux avec quelqu’un qui voulait lui prendre ses clés. " La défense affirme également que la belle-sœur, au volant de son véhicule, s’est adonnée à un véritable rodéo sur le parking. "Monsieur a dû sauter dans le talus pour ne pas se faire renverser. Sa réaction d’entrer dans le véhicule par la suite est proportionnée par rapport à ça."

Le prévenu était également poursuivi pour avoir empoigné le neveu dans cette dame et lui avoir mordu le nez. Un certificat médical figure au dossier. Mais la défense conteste également ce fait. "J’ai l’impression de voir Obélix soulever un Romain…", ironise la défense. "Les policiers n’ont constaté aucun hématome. Entre le soir des faits et sa visite chez le médecin, il a pu se griffer tout seul."

Jugement le 11 mars.