En deux mois de temps, ce Dinantais s’est bien fait connaître des services de police. Il est aujourd’hui poursuivi pour vol avec violence et entrave méchante à la circulation, commis le 24 février et le 26 avril 2020.

Pour le premier fait, l’homme a suivi un minibus qui transportait des personnes à mobilité réduite pour s’en prendre au chauffeur. "Ce dernier a demandé à trois personnes de reculer car il ne savait pas tourner. Alors qu’il se dirigeait vers Neffe, il a constaté que l’un d’eux le suivait", indique le parquet de Namur. Cet homme, c’est le prévenu. Il a dépassé le minibus et s’est arrêté devant. Se sentant agressé, le conducteur a filmé la scène qu’il vivait. Son agresseur lui a arraché son GSM des mains et l’a jeté dans la Meuse.

Deux mois plus tard, en pleine période de confinement, l’homme a été contrôlé en train de consommer de l’alcool devant une station-service dinantaise avec d’autres personnes. Il n’y avait qu’un seul véhicule, celui du prévenu. "Comme ils avaient consommé, il leur a été demandé de quitter les lieux à pied. Mais le prévenu a repris le sien." Une course-poursuite a commencé. Malgré les feux bleus, le bitonal et les injonctions faites via le haut-parleur, ce Dinantais ne s’est pas arrêté, roulant à près de 100km/h dans le centre-ville. "Il n’a pas respecté les panneaux de céder le passage, zigzaguait sur la route quand la police voulait le dépasser et roulait à gauche dans les virages", a indiqué le parquet de Namur. La poursuite a continué jusqu’à la rue St-Jacques où l’homme a effectué différentes manœuvres.

Deux ans de prison et la confiscation de sa Seat Ibiza sont requis par le parquet de Namur. Le prévenu est en aveux des faits et dit avoir été influencé par une mauvaise fréquentation. Il reconnaît aussi avoir un problème d’alcool, depuis qu’il a appris que sa mère était atteinte d’un cancer. Son avocate a plaidé une peine de probation autonome. Jugement le 26 avril.