Un projet immobilier inquiète tout un quartier, sur les hauteurs de Rochefort. L'enquête publique se clôture ce lundi. A l'origine, ce projet portait sur la construction d'une trentaine de maisons et immeubles à appartements, à proximité du quartier de la Croix-Saint-Jean. Une demande de modification et d'extension du permis a été faite, portant désormais sur la construction d'environ 45 logements sur un terrain de 3,77Ha. Un projet démesuré pour les habitants du quartier et qui présente des écarts aux prescriptions urbanistiques telles que la hauteur de certains bâtiments, le recul de l'alignement à rue ou encore sur le fait qu'une partie de voirie traverse une zone agricole.

La construction du quartier de la Croix-Saint-Jean a débuté dans les années 60. « A cette époque, c'était un endroit de villégiature pour certains », explique Dominique, l'une des riveraines. Au fil du temps, des habitations sont sorties de terre. « Dans la rue du Pachy, une rue en cul-de-sac, il y a 15 habitations. Les plus petits terrains font une quinzaine d'ares. Quand on a acheté là, c'était un endroit paisible et calme. Les transports en commun n'y passent pas. On y voit du gibier. »

Les riverains craignent que tout cela ne soit plus le cas après la construction du projet. « Cette rue ne sera plus en cul-de-sac, on serait 100 personnes en plus avec un trafic routier important puisque les transports en commun ne passent pas. » L' intimité de certains riverains serait aussi mise à mal tandis que l'écoulement des eaux à cet endroit les inquiète.

Le projet prévoit également, si les autorisations sont données, de construire une partie des maisons unifamiliales et des immeubles à appartements à raison de 12 logements par hectare sur une zone actuellement définie comme zone agricole inconstructible. Autant d'éléments qui poussent les habitants de ce quartier à se mobiliser et interpeller les autorités communales. « On veut que nos élus nous écoutent. Nous ne sommes pas contre le fait d'avoir des voisins, mais il faut quelque chose qui cadre avec l'endroit. On a déjà pris contact avec eux, ils nous répondent qu'on doit leur faire confiance, mais on a des doutes. »