Dinant - Ciney

Son ex-compagne et un de ses amis étaient cités ce mardi devant le tribunal correctionnel de Dinant.

Le 18 juin 2014, Grégory Piron, un Dinantais de 30 ans était retrouvé mort dans son lit. L'autopsie et l'analyse toxicologique ont permis de mettre en évidence la cause du décès : une overdose de méthadone. Rapidement, sa compagne Valérie et un de ses amis, Sébastien, ont été interpellés, suspectés de l'avoir assassiné. Faute d’éléments malgré des messages dans lesquels Valérie disait vouloir sa mort en lui faisant par exemple ingurgiter des médicaments pour ne plus qu'il se réveille, ce chef d'inculpation n'a pas été retenu. Néanmoins, Sébastien a comparu ce mardi matin devant le tribunal correctionnel de Dinant pour avoir fourni des gélules de méthadone à Grégory, avec la circonstance aggravante qu'elles ont provoqué sa mort. « Je ne le connaissais que depuis quelques jours. On a vite discuté de toxicomanie. Il m'a demandé une gélule de méthadone. Le lendemain, il m'a dit qu'il l'avait prise et que tout s'était bien passé. Il m'en a redemandé une. Finalement, je lui en ai donné une deuxième le 17 juin, qu'il n'a visiblement pas prise puisqu'elle a été retrouvée par Valérie. Malheureusement, il s'est produit ce qu'il s'est produit », a commenté Sébastien devant le tribunal.

L'analyse toxicologique réalisée sur le corps de la victime a mis en évidence la présence de méthadone, de morphine, de THC et de Xanax. Selon le rapport, le taux de méthadone retrouvé peut avoir provoqué la mort de Grégory Piron. Le hic est que le taux retrouvé est supérieur à celui qui aurait dû être retrouvé après la prise d'une gélule de 60mg comme ce fut le cas. Sébastien lui a-t-il fourni davantage de gélules ? Gregory Piron en a-t-il trouvé ailleurs ? L'enquête ne semble pas avoir permis de répondre à ces questions.

Valérie, représentée par son avocat, n'est quant à elle pas poursuivie pour le décès de son ancien compagnon. Elle devait par contre répondre d'un coup de couteau porté à Grégory Piron, en 2012. Douze mois de prison ont été requis à l'encontre de chacun. Jugement le 18 juin.