Dinant - Ciney

Yannick D., un habitant de Court-Saint-Etienne, vient d'être condamné pour diverses infractions à la loi sur le bien-être animal.

Il écope d'une amende de 2000€ qui sera portée à 16.000€ car majorée des décimes additionnels et devra s'acquitter des frais de justice, mais le tribunal lui interdit également de détenir des animaux à des fins agricoles. Au civil, le tribunal a accordé 1€ provisionnel à la Région wallonne.

Depuis septembre 2017, l'homme louait des terrains à Conneux sur lesquels il avait installé une douzaine de vaches de Camargue. Manquant d'abri, de soins, de nourriture, plusieurs de celles-ci sont décédées, alors que les autres ont été saisies dans un état lamentable. Le terrain étant mal clôturé, elles divaguaient, notamment sur la E411, et allaient se nourrir dans les cultures voisines. Constituée partie civile, la Région wallonne voulait qu'on lui interdise définitivement de pouvoir détenir des animaux à des fins agricoles et réclamait un euro à titre provisionnel afin de couvrir les soins (vétérinaire, hébergement) qui ont été prodigués aux animaux une fois la saisie effectuée.

"Le prévenu ne vivait pas à proximité, les bêtes n'étaient pas soignées" expliquait Me Renoy à l'audience du 13 mai. "Il y en avait 12 au départ mais elles se sont reproduites, on en a dénombré 19 à un moment. Les animaux étaient terriblement maigres, les clôtures étaient au sol. Des veaux sont morts car ils sont nés par moins dix degrés. Au moins deux autres bovins sont décédés."

Yannick D. était aussi le propriétaire des 16 chevaux maltraités et privés de soins qui ont été saisis le 10 janvier dernier par neuf refuges animaliers, à l’initiative d’Animaux en Péril et de la police de Ciney. Les deux dossiers ont été joints. Les animaux déambulaient à l'état sauvage depuis plusieurs mois. "Il en allait de la sécurité publique, du bien-être animal et du respect du voisinage", expliquait à l'époque le bourgmestre Frédéric Deville. Plusieurs animaux étaient blessés, l’un d’entre eux était décédé récemment. Leur propriétaire devra également s’en expliquer dans les prochains mois.