Début janvier, le tribunal correctionnel de Dinant se penchait sur un dossier de harcèlement. Un jeune homme de 30 ans originaire d'Hamois a fait vivre un calvaire à deux de ses ex-compagnes. La première a reçu des sms quotidiennement durant plusieurs mois, en 2018 et 2019. Jusqu'à 650 en une journée. « Une autre fois, on était à plus de 400 », a précisé son avocate lors de l'audience. « Elle recevait alors des messages dans lesquels il lui souhaitait qu'elle crève, qu'elle brûle, qu'elle se prenne un mur, etc. Il la menaçait. En début d'année, elle s'est rendue en Irlande dans un cadre professionnel. Ca lui permettait également de se reconstruire. Mais elle n'a pu y rester à cause du Covid-19, son contrat n'ayant pas été prolongé. A son retour, monsieur a recommencé ses comportements. Elle est anéantie et doit être suivie psychologiquement. Elle est convaincue qu'il aurait pu mettre ses menaces à exécution. » Des faits reproduits avec une autre jeune femme avec laquelle il s'était mis en couple par la suite.

Le prévenu avait même dû être placé sous mandat d'arrêt car il n'arrêtait pas ses harcèlements, malgré des convocations à la police, chez un magistrat du parquet de Namur et chez un juge d'instruction. Ce mercredi, une peine de deux ans de prison avec sursis probatoire a été prononcée à son encontre.