La défense avaient demandé la requalification en coups et blessures volontaires. Elle a été entendue.

Le 11 juillet 2016, un homme a porté un coup de couteau (28cm de long) dans l'abdomen de son rival amoureux à Yvoir. « On voyait ses viscères. Selon le SMUR, ses jours étaient en danger mais, heureusement, il est toujours là », commentait l'avocat de la partie civile devant le tribunal correctionnel de Dinant.

Poursuivi pour tentative d'assassinat, l'auteur des faits expliquait s'être armé d'un couteau pour impressionner l'amant de sa femme, et non pour le tuer. « Deux heures avant les faits, ma compagne m'a annoncé qu'elle partait en week-end avec notre fille et ses parents. Sachant qu'elle avait une aventure avec un autre homme, je me suis rendu chez lui. Je l'ai vu charger le lit de ma fille. Il y a eu échange de mots, puis il m'a frappé au visage alors que j'étais toujours dans mon véhicule. Il s'est avancé dans l'habitacle, c'est à ce moment que j'ai porté un coup de couteau. » Si le parquet de Namur et la partie civile soutenaient l'intention homicide, ils n'ont pas été entendus. Contrairement à la défense qui demandait la requalification en coups et blessures volontaires. Le tribunal a en effet estimé qu'il existait un doute raisonnable quant aux intentions du prévenu qui a tout de même écopé de deux ans de prison avec sursis ce mercredi matin. « Le prévenu n'est jamais sorti de son véhicule et n'a jamais retirer sa ceinture. Il n'a pas été le premier à faire usage de la violence et s'est emparé du couteau lorsqu'il s'est retrouvé coincé. Il en a fait usage quand il était bloqué et maintenu par la ceinture de sécurité. Dans une telle posture, il n'avait pas forcément conscience de la force qu'il mettait ni de l'endroit qu'il allait toucher », a notamment motivé lé tribunal.