Dinant - Ciney Le véhicule qui transportait des touristes hollandais a chuté dans la Meuse. Bilan : 21 morts.

Située sur les barrières de protection entre la Meuse et le quai Culot, au pied de la rue Saint-Jacques, la plaque commémorative permet de ne pas oublier les tristes événements du 15 juillet 1969. C’était il y a cinquante ans. Un autocar qui transportait des touristes originaires de la région d’Eindhoven a subitement perdu ses freins dans la rue Saint-Jacques. Ne connaissant pas la configuration des lieux, le pilote n’a tenté d’arrêter son véhicule en percutant un bâtiment qu’après avoir aperçu la Meuse. Malheureusement, ses tentatives sont restées vaines. L’autocar a percuté le parapet pour finir sa course dans le fleuve.

L’accident a eu lieu à 13 h 20. À 13 h 23, les secouristes étaient sur place. Malgré leur rapidité d’intervention, le bilan est lourd : parmi les 25 occupants, 21 ont trouvé la mort. "Des riverains et des bateliers ont déjà rejoint en barque le point de chute du car. À 13 h 30, 7 à 8 corps sont étendus sur la berge, d’autres sont amenés de seconde en seconde et sortis de l’eau. Plusieurs médecins sont sur place, ainsi que des services de secouristes et de protection civile pratiquant tous la respiration artificielle, le bouche à bouche et l’oxygénation. Vingt-cinq minutes après l’accident, 19 corps étaient retrouvés. Seulement 4 rescapés se trouvaient en clinique. Et 2 corps restaient à l’eau et ont été retrouvés à 18 h aux environs du car", expliquait mot pour mot le commissaire de police de l’époque Gilbert Guillaume dans son rapport.

Parmi les 4 rescapés âgés entre 14 et 24 ans figurait l’hôtesse du car qui se trouvait à l’avant du véhicule qu’elle a quitté par la portière après que le niveau d’eau a équilibré de l’intérieur la pression extérieure. Les trois autres rescapés se trouvaient à l’arrière du car et ont réussi à sortir lorsque la vitre arrière a été chassée par la pression de l’eau."Le jour même et jusqu’à 3 h 30 la nuit suivante, il fut procédé au renflouement du car qui se trouvait dans la passe navigable", écrivait encore Gilbert Guillaume.

Ce lundi soir, 50 ans jour pour jour après le drame, la Ville de Dinant a rendu hommage aux victimes. "Nombre de Dinantais qui ont connu ces événements sont aujourd’hui encore en mesure de dire ce qu’ils faisaient au moment où l’accident fatal est survenu. Le signe, assurément que celui-ci fait à tout jamais partie de la mémoire collective de notre ville", a déclaré l’échevin de la mémoire Laurent Bellot.