Dinant - Ciney Une dame dit avoir été agressée et menacée de mort par son ex-mari. Ce dernier s'en défend.

Un Dinantais d'une quarantaine d'années est accusé par son ex-épouse de l'avoir frappée et menacée de mort, le 17 février 2015 à Dinant. Interrogé par le tribunal ce mercredi matin, l'intéressé conteste tout et parle d'une stratégie visant à lui nuire, dans le cadre d'un divorce qui se passe plutôt mal.

Le jour des faits, le prévenu soupait chez un couple d'amis. Il devait partir le lendemain matin aux sports d'hiver avec ses deux filles. Dans la soirée, l'homme a reçu un mail de son épouse lui indiquant qu'elle n'était pas d'accord de laisser partir ses deux enfants seuls avec lui. C'est alors que deux versions s'affrontent. D'abord celle du prévenu qui indique avoir quitté le domicile de ses amis à Falaën (Onhaye) vers 22h00 pour se rendre à son bureau (situé à 100m de son domicile) afin de répondre à des mails liés au divorce. La seconde est celle de son épouse de l'époque qui indique que son mari l'a agressée. Elle a contacté les secours à 22h22. « La porte a claqué. Il a fait quatre pas pour venir dans la cuisine. Il m'a attrapée par le cou, m'a étranglée puis mise au sol. Il avait son coude ou son genou sur mon thorax et a mis deux doigts dans ma bouche, je ne savais plus parler. Il m'a dit qu'il revenait d'une réunion de trois heures avec des gens de pays de l'est et qu'il avait mis un contrat sur ma tête. Que j'avais trente minutes pour lui envoyer un mail dans lequel j'autorisais nos enfants à partir avec lui sinon il me tuait », explique la partie civile.

Dans ce dossier, il s'agira de trancher entre la parole de l'un contre celle de l'autre. Un certificat médical atteste bien de rougeurs au niveau du cou de la victime présumée. Mais rien d'autre. Le tribunal devra également s'y retrouver dans le timing. Le prévenu a t-il eu le temps, en 20 minutes, de rentrer chez lui et de commettre les faits ? Réponse le 13 novembre.