Il a placé cinq de ses ruches au printemps dernier et a déjà effectué une première récolte de miel.

Depuis plusieurs mois, l’association namuroise Nature et Progrès a investi un champ de 10 Ha appartenant à la SWDE, situé rue du Moulin de Biron à Ciney. Sur ce site de captage d’eau déjà protégé, différentes fleurs mellifères annuelles et vivaces ont (ou le seront) été semées telles que de la phacélie, du sainfoin, du sarrasin, des bleuets, des vipérines, des bourraches ou encore des trèfles blancs. L’objectif : produire, grâce aux abeilles, du miel et donc du sucre en utilisant moins de pesticides que pour la culture de la betterave sucrière. Et s’assurer que ce modèle est bien faisable tout en étant rentable pour l’agriculteur. "Plan Bee", c’est le nom de ce projet.

À cette époque de l’année, les champs cinaciens sont déjà bien en fleurs. La tendance vire actuellement au bleu sur le site cinacien. Intéressés par ce projet, deux apiculteurs y ont posé leurs ruches. L’un d’eux, originaire d’Hamois, a été le premier à installer son matériel au printemps dernier. Il a effectué une première récolte de miel. "Sur trois ruches, j’ai eu 25 kg de miel. Ce n’est pas exceptionnel mais c’est la moyenne. En fait, la période printanière est très courte car il y a du colza à proximité qui nous oblige à récolter rapidement car le sucre de colza fige directement. Mes collègues ont eu les mêmes quantités", explique Dominique Herang.

Cette semaine , la récolte d’été sera effectuée. "Après, on arrête. Quoique, je mettrai peut-être des rehausses", poursuit l’apiculteur hamoisien qui profite de cette expérience pour, lui aussi, faire des essais avec ses ruches. "Du moment que mes abeilles sont en forme, c’est le principal. En juin, il peut y avoir jusqu’à 90 000 abeilles par ruche de douze cadres. La moyenne de vie d’une abeille est de 42 jours, celle d’une reine est de cinq ans."

S’il a installé cinq de ses ruches sur le site cinacien dans le cadre du "Plan Bee", Dominique Herang possède par ailleurs une vingtaine d’autres ruches qui lui permettent de récolter plus de 250 kg de miel par an. "Je donnais des coups de main à un ami. Un jour, il m’a donné un essaim. C’est comme ça que j’ai commencé. Cela fait désormais huit ans que je fais cela en plus de mon boulot d’enseignant."

En ayant accepté de participer au "Plan Bee", Dominique Herang a également l’occasion de faire connaître son miel qu’on peut trouver à la coopérative de circuit-court Cocoricoop.

Sébastien Monmart