En 2013, un Rochefortois a lancé un projet d'habitat groupé. Six personnes se sont impliquées. Mais ce projet de vie a rapidement tourné au vinaigre. Le fondateur est aujourd'hui poursuivi pour des faits de harcèlement commis envers deux personnes. « On est dans un conflit de voisinage un peu particulier. On a un projet de vie commun entre plusieurs personnes qui n'arrivent pas à vivre ensemble malgré leur envie », explique le parquet de Namur.

Deux de ces personnes ont, en effet, rapidement voulu se retirer du projet. « Mais elles estimaient que le prévenu leur pourrissait la vie et qu'elles ne pouvaient vendre leur habitat à cause de lui », poursuit le ministère public qui évoque le contenu de certains mails dans lesquels le fondateur du projet n'était pas des plus tendres. Il conseillait notamment aux parties civile de consulter un psy ou menaçait en quelque sorte leur avocat, qu'il décrivait comme sans envergure, qu'il le payerait très cher. « Il était convenu que tous les échanges se fassent par mail. Si on commence à sortir quelques extraits, on ne va pas s'en sortir », précise la défense. « L'avocat des parties civiles s'est également mêlé aux échanges. Dans l'énervement, quelques phrases ont été dites mais mon client ne les pensait pas. » Il ne s'agit pas pour autant de harcèlement, selon la défense. « Je n'ai pas toujours été élégant dans mes propos mais je ne faisais que répondre à des accusations scandaleuses portées à mon encontre », ajoute le prévenu.

La défense plaide l'acquittement tandis que le parquet de Namur réclame une peine de travail. Jugement le 1er décembre.