"La vengeance n'est pas un plat qui se mange froid mais congelé ", commence l'avocat de la partie civile en l'absence de la prévenue. Ce dernier représente les intérêts d'un homme qui a été victime d'un détournement de 24.500€ en juin 2019. L'auteur des faits n'est autre que son ancienne compagne, avec qui il a rompu en... 2008. Celle-ci est poursuivie pour faux, usage de faux et détournement. "C'est le casse du siècle. Elle est sortie de la banque avec une valise. Le jour J, elle lui a envoyé un message lui disant que c'était dommage de ne pas avoir pu reprendre plus à cause du montant plafonné. A moi, elle m'a dit qu'elle voulait bien lui rendre 6.500€ et qu'elle en gardait 18.000€, pour sa peine", poursuit l'avocat.

Pour y arriver, la prévenue s'est présentée à la banque avec une procuration l'autorisant a effectuer des retraits sur le compte bancaire de son ex-compagnon. Lors de ses auditions en 2019, ce dernier a reconnu qu'il était certainement possible qu'il ait signé une procuration en 2004. Quinze ans après, les souvenirs ne sont pas forcément précis. Aujourd'hui, il revient sur ses déclarations, à la suite notamment des résultats d'une expertise graphologique selon lesquels la signature apposée sur cette procuration n'est pas la sienne. "Et cet expert est formel, il n'y a pas de place au doute : ce n'est pas la sienne." Huit mois sont requis par le parquet de Namur. Jugement le 9 septembre.