A l’initiative du groupe de recherche en pharmacie clinique de l’UCL Louvain et d’Anne Spinewine, responsable du service de pharmacie clinique de Godinne, une enquête interne a été réalisée sur les trois sites de l’UCL CHU. L’objectif était en premier lieu de sonder les intentions de vaccination. «Le questionnaire était anonyme et 1300 personnes y ont répondu (Ndlr : sur un total de 4500) », explique-t-elle. «En l’espace de 10 jours, le taux de participation est plus que correct. La moitié des répondants sont certains de se faire vacciner alors qu’un bon quart envisage de le faire. Cela représente tout de même 80% de réponses positives. Pour un huitième des sondés, la tendance est négative alors que 5% refusent catégoriquement pour l’instant. » 

L’enquête se voulait également qualitative et visait à connaître les motivations des membres du personnel, les raisons de leur refus et cherchait aussi à catégoriser les différents profils. « Sans surprise, les médecins et ceux qui ont déjà été vaccinés contre la grippe sont les plus réceptifs. Le personnel administratif et les moins de 45 ans sont les plus hésitants. Par contre, de manière assez étonnante, on ne voit pas de différences entre ceux qui ont des contacts avec des patients Covid et ceux qui n’en ont pas. » 

Les plus récalcitrants évoquent comme raisons un vaccin développé trop rapidement et des préoccupations quant aux effets secondaires. La moitié des répondants estiment également ne pas avoir suffisamment d’informations quant à l’efficacité du vaccin et les méthodes de son développement. Cette perception a clairement un impact sur les intentions de vaccination. Le CHU UCL Namur envisage de réaliser des capsules vidéo et des webinaires pour y remédier.