Il était question d’infractions au code de l’eau le 14 février dernier devant le tribunal correctionnel de Namur. Celles-ci concernaient une dérivation du Leignon, traversant une propriété. Le substitut Herbay expliquait : "Un petit barrage, situé sur une propriété privée, accueille des vannes. La gestion de celles-ci est du ressort de la province de Namur. Celle-ci a bien signifié au propriétaire que les vannes en question devaient rester ouvertes, notamment suite à une action devant la justice de paix. La propriétaire a pourtant choisi de manipuler les venteaux, ce qui cause des problèmes d’inondations aux riverains situés en amont du barrage. Suite à des plaintes répétées des riverains en 2019, alors que la situation est problématique depuis 2016, trois procès-verbaux ont été dressés à ce sujet dans le courant de l’année 2020. La propriétaire des lieux a alors dénoncé le comportement des policiers à son égard et a déposé une plainte auprès du chef de corps."

Le substitut réclamait une amende de 500 euros (à majorer des décimes additionnels) assortie d’un sursis pour la moitié.

Le conseil des parties civiles préjudiciées, Me Castaigne, demandait que ses clients soient indemnisés des dommages causés par la fermeture des venteaux lors des inondations de 2021. "La fermeture des vannes a entraîné une montée des eaux dans les prairies aux alentours et a provoqué des inondations."

Le conseil du propriétaire concerné plaidait l’acquittement et estimaient que les vannes étaient gérées en bon père de famille. "Aucun débordement n’a jamais été constaté et acté dans un procès-verbal. Ces inondations n’ont jamais été constatées. Il n’y a pas d’intention méchante dans le chef de ma cliente et pas de lien causal entre ses actes et l’humidité présente dans un chalet."

Le tribunal a prononcé de lundi une amende de 500 euros assortie d'un sursis de 3 ans.