Le 8 octobre 2017, un jeune homme d'Hastière appelle la police pour signaler que son frère lui vole des effets personnels. La personne au téléphone lui répond qu'aucun service n'est disponible. En retour, l'individu profère des menaces. « J'ai un revolver. Si je vois passer un combi, je tire », a-t-il dit. Résultat : un combi de police arrive chez lui dans la foulée. Puis un second. Mais pas pour la raison qu'il espérait. « Si vous aviez mis vos menaces à exécution, ça aurait pu être un carnage », lui fait remarquer la présidente. Les policiers veulent le maîtriser et sont obligés d'utiliser la manière forte pour y parvenir. Le jeune homme ne se laisse pas faire. « Je leur ai interdit de rentrer sur mon terrain. Ils sont venus à quatre... L'un d'eux a mis son genou dans mon dos et m'a dit que j'allais le payer. Alors, non, je ne me suis pas laissé faire. »

Nerveux, le prévenu avoue n'avoir aucune confiance envers la police. « J'ai même de la haine envers eux. » Il y a plusieurs années, son père a été renversé par un policier alors qu'il roulait à vélo. « Et ce monsieur n'a jamais rien eu. Toute mon enfance, j'en ai subi les conséquences. » Enfance difficile ou pas, le parquet de Namur estime que cela ne justifie pas son comportement du 8 octobre 2017. Un an avec sursis probatoire est requis. Jugement le 10 mars.