La peine prononcée ce mercredi matin par le tribunal correctionnel de Dinant à l’encontre d’un Cinacien né en 1961 est à la hauteur des faits commis. Cet homme était poursuivi pour différents faits de mœurs, séquestration, coups et harcèlement sur au moins quatre jeunes filles, nées en 1998 et 1999, souffrant d’une déficience mentale, en 2011 et entre 2016 et 2018. Il utilisait la ruse ou la violence pour les mettre en confiance. On parle de harcèlement, de chantage affectif, d’instrumentalisation, de mensonges, de faux profils sur les réseaux sociaux, de cadeaux mais aussi de violences. Le prévenu, qui avait pris soin de fermer la porte à clé, a notamment insulté et frappé une des jeunes filles qu’il a ensuite contrainte à se dénuder totalement.

Selon les rapports d’expertise, le prévenu présente un risque de récidive significatif d’ici les dix prochaines années. D’où les dix ans ferme prononcés. Le tribunal a notamment tenu compte de "la fragilité et de la vulnérabilité particulière des jeunes victimes le prévenu a odieusement abusé en trahissant la confiance naïve et crédule qu’elles lui portaient." Et de "la ruse, des manœuvres et des manipulations mises en œuvre par le prévenu pour assouvir ses pulsions les plus basses dans un véritable processus de prédation à l’égard de victimes soigneusement choisies pour leurs faiblesses manifestes."