Un Dinantais d’une quarantaine d’années a fait des avances à sa nièce de 14 ans, en 2018. Il doit aujourd’hui répondre de ses actes devant la justice. Quinze mois sont requis par le parquet de Namur.

Malgré deux antécédents spécifiques (deux ans de prison en 1998 pour attentat à la pudeur et 6 ans de prison en 2006 pour viol sur mineur de moins de 10 ans), cet homme a envoyé des sms tendancieux à sa nièce. "La vie n’apprend rien à monsieur", commence le parquet de Namur. "Il se montrait insistant pour que celle-ci monte dans sa chambre puis pour qu’elle fasse des choses devant la caméra. Il insistait sur le fait qu’il ne fallait pas qu’elle en parle", commente le parquet de Namur. Le frère et la maman de la jeune fille ont évidemment rapidement été mis au courant des faits. Une plainte a été déposée.

Ce dernier a contesté les faits dans un premier temps. "Il avait peur des conséquences", plaide son avocate. Il est néanmoins rapidement passé aux aveux. "Je buvais beaucoup après le décès de ma maman. J’étais tout le temps plein et au fond du trou. J’ai envoyé ces messages", explique-t-il. Dans sa plaidoirie, la défense a mis en avant le manque d’accompagnement dont le prévenu a été victime à sa sortie de prison. "Je le suis depuis 2011. J’ai demandé à plusieurs reprises des libérations sous conditions afin qu’il ne se retrouve pas sans rien en sortant de prison à fond de peine. Je n’ai jamais été suivie. Quand il est arrivé au bout de sa peine, on l’a relâché comme ça dans la nature. Isolé et oisif, il s’est mis à boire." Jugement le 8 septembre.

S.M