Un habitant de Doische vient de passer six mois en détention préventive pour des faits de violence, stupéfiants, menaces, faux et usage de faux. Sous l'influence de la boisson, Kévin s'en est pris à son père, le 26 octobre 2019. « Il n'y a pas eu de coup de poing. Je l'ai empoigné et je l'ai couché dans le fauteuil », précise t-il au tribunal correctionnel de Dinant. Sa grand-mère, âgée de 79 ans, a été menacée de mort lorsqu'elle a voulu appeler la police. « Si tu appelles la police, je te tue », lui a dit son petit-fils qui tenait en main un couteau d'une lame de 20cm. « J'avais effectivement le couteau en main mais je ne l'ai pas menacée. Je n'ai fait aucun geste », précise encore le prévenu qui a ensuite éclaté au sol les deux GSM de ses parents.

Le trentenaire a finalement été interpellé par la police et placé en détention préventive. Quelques mois plus tôt, il avait fait l'objet d'une condamnation correctionnelle : 18 mois avec sursis probatoire pour menaces, harcèlement, coups et destruction.

Voulant quitter la prison, il a produit à la chambre du conseil de Namur deux fausses attestations pour solliciter une libération conditionnelle. « Je passais en chambre du conseil le jeudi. Le lundi, j'ai eu mon frère au téléphone qui m'a dit qu'il acceptait de m'héberger en cas de libération. Il me fallait une lettre. Il m'a dit que je pouvais la rédiger et que lui m'enverrait une copie de sa carte d'identité. Je ne savais pas que je faisais un faux. »

Cette libération, Kévin l'a finalement obtenue quelques semaines plus tard. Mais les quelques mois passés en prison ne lui ont pas servi de leçon puisqu'il s'est à nouveau montré violent envers sa compagne qui avait accepté de l'héberger à Houyet, en juin dernier. Le tout sous l'influence d'alcool et de cocaïne. Drogue dure dont il a facilité l'usage à sa belle-sœur et son compagnon. « Sa sœur venait de me dire qu'elle me trompait avec la moitié du village. Je l'ai empoignée pour avoir des explications. » Trois ans de prison ont été requis par le parquet de Namur. Jugement le 9 septembre.