Plusieurs policiers de la zone Haute-Meuse se sont présentés comme parties civiles ce mercredi matin devant le tribunal correctionnel de Dinant. Ils ont été victimes d’une rébellion, d’outrages et de coups, le 2 avril 2020 à Dinant.

Ces policiers ont été amenés à intervenir à la suite d’une bagarre impliquant plusieurs automobilistes à une station-service de Dinant. "Le prévenu, au volant de sa dépanneuse, collait une voiture d’un peu trop près. Les occupants de ce dernier l’ont laissé passer mais lui ont fait part de leur mécontentement à la station-service", commente le parquet de Namur. Ce qui n’a pas plus à l’intéressé qui, sous l’influence d’alcool, a déjà voulu en venir aux mains.

Lorsque les policiers sont intervenus, le dépanneur avait déjà repris la route vers Anseremme. "Deux agents ont été à sa rencontre, rejoints par deux autres policiers car ce monsieur était déjà connu de leurs services pour des faits de rébellion. Il s’est directement dirigé vers l’un d’eux, poing fermé. Cela a été tellement vite que le policier a dû utiliser son pepper-spray. Il a ensuite craché au visage d’un autre agent alors que nous étions en pleine période de crise sanitaire et a tenté de mettre des coups de pied et de tête. Une fois maîtrisé, il ne voulait pas marcher, les policiers ont dû le porter", explique la partie civile. Deux policiers ont été en incapacité de travail durant quelques jours à la suite des faits subis. Dix-huit mois de prison ont été requis par le parquet de Namur, par défaut. Jugement le 8 septembre.