Les faits pour lesquels un résident hollandais d’une quatre-vingtaine d’années, actuellement détenu à la prison de Dinant, a comparu ce jeudi matin devant le tribunal de Dinant sont relativement anciens. Casper a fait opposition a un jugement de trois ans de prison prononcé par défaut en 2016 pour importation de cannabis et surtout de cocaïne depuis la République dominicaine entre 2008 et 2009.

À cette époque, plusieurs personnes ont été interpellées à l’aéroport de Zaventem avec plusieurs kilos de cocaïne dans leur valise. L'enquête a permis de remonter jusqu’à Casper. Le dossier a été traité à Dinant car l'un des suspects provenait d'Havelange. « On n’est pas dans un simple deal de stupéfiants mais dans de l'importation massive. Monsieur est décrit comme celui qui transportait les mules vers l’aéroport et qui donnait les instructions. C’est aussi lui qui recrutait les passeurs et qui payaient les voyages », a indiqué le parquet de Namur.

Le prévenu n’a pas contesté son implication dans les faits. Il n'a par contre pas reconnu son rôle de dirigeant d’association. « Il a toujours reconnu avoir servi d’intermédiaire mais on n'a pas pu remonter jusqu’aux chefs car il a été difficile de donner des noms dans ce dossier. Deux personnes sont d’ailleurs mortes dans des circonstances assez douteuses, dont une en Colombie », a expliqué son avocat. « Il touchait entre 300 et 1.000 euros par voyage. Il y en aurait eu 11 en tout. » Déjà condamné en 1993, 1999 et 2015 pour des faits relatifs aux stupéfiants, Casper a demandé la clémence du tribunal. « Mon client prend 15 médicaments par jour et est pratiquement impotent. Il souffre de deux cancers et vit dans un studio aux Pays-Bas avec une retraite de 1.300€. La mort peut venir le chercher à tout moment, il aimerait avoir des derniers jours plus calmes", a plaidé son avocat.