Rébellion, insultes, menaces : des faits de plus en plus récurrents lorsqu'une intervention policière est justifiée par un homme sous influence.

Le 25 septembre 2019, les policiers de la zone Haute-Meuse sont intervenus devant le magasin Action de Dinant car quelqu’un perturbait l’ordre public. « Les responsables du commerce ont indiqué que le prévenu menaçait des clients et cherchait à se battre », a précisé le parquet de Namur qui requiert 18 mois de prison. L’homme était ivre et ne s’est pas laissé interpeller facilement. « J’avais bu une bouteille de whisky », a-t-il indiqué. En plus d’avoir résisté aux policiers et de les avoir insultés, il a aussi menacé la famille de l’un d’eux. « Si je la retrouve, je la tue. » Des propos que regrette le principal intéressé. « J’ai dit n’importe quoi. Cela a dépassé mes pensées. Quand j'ai lu ça, je ne me suis pas reconnu.» 

S'il dit ne pas être violent, il reste néanmoins déjà connu de la justice pour des faits de stupéfiants. Il consommait et dealait, à Dinant. Récemment, il a écopé de 20 mois de prison pour une entrave méchante à la circulation. « Un délit de fuite dans le cadre de ce trafic de stupéfiants. »

En détention sous bracelet électronique, il s’est aujourd’hui repris en main. Il ne consomme plus et vient de réussir une formation. « Et j’ai quitté Dinant. On connaît la problématique des stups ici. Si j’étais resté, je consommerais encore. » Jugement le 27 avril.