Une Hastièroise a fait appel à sa famille et ses amis dans le cadre d'un conflit de voisinage. Elle a monté un scénario pour que ceux-ci la vengent.

C'est une véritable expédition punitive qu'ont menée quatre individus de Courcelles dans un camping résidentiel d'Hastière en mai 2015. Un chalet a été démoli et plusieurs personnes ont été blessées, dont une grièvement qui conserve aujourd'hui encore des séquelles.

Cette expédition punitive a été préparée par la sœur de quelques prévenus. Victime de coups à la suite d'une altercation avec des voisins cinq jours plus tôt, cette dernière a voulu se faire justice. Elle a pour cela monté un scénario en épingle, inventant un tas de différentes choses pour que des membres de sa famille interviennent. « Elle a dit qu'ils avaient tenté d'empoisonner son chien et qu'ils avaient voulu incendier le chalet de mon père. Il y a eu l'agression cinq jours plus tôt. Tous les jours elle me sonnait. Je ne savais plus quoi faire. Ce jour-là, j'ai pris mon fils avec moi et on est parti », expliquait Christophe, frère d'Annabelle, la fille qui a tout inventé.

L'homme s'est rendu à Hastière avec son fils Jonathan armé d'une batte de baseball, avec Joris un autre membre de la famille et avec Elie qu'ils ont rencontré sur la place des Trieux à Courcelles lorsqu'ils ont fait un arrêt alcool.

Au camping, les quatre individus sont entrés de force dans le chalet d'un des voisins. Jonathan avec sa batte de base-ball, Joris avec un pistolet d'alarme et Christophe avec une barre de fer ramassée sur place. Avec ces armes, ils ont frappé sur tout ce qui était sur leur chemin. Cinq personnes se trouvaient à l'intérieur : trois hommes et deux femmes. L'un d'eux a reçu un coup de crosse de fusil au niveau du crâne avant d'être frappé un peu plus tard, une nouvelle fois au crâne, par une barre de fer. L'homme a été à un cheveu de perdre la vie mais il conserve néanmoins encore des séquelles, à savoir des céphalées et des migraines permanentes. Les quatre autres personnes s'étaient quant à elles réfugiées dans une chambre. Jonathan les attaquait avec sa batte de baseball. « Tous présentaient des blessures au visage, au thorax, au crâne ou encore aux avant-bras », indiquait le parquet de Namur. Jonathan ne s'est en effet arrêté que lorsqu'il était à bout de souffle.

En plus des coups, le chalet et un véhicule ont été saccagés. Ce mercredi matin, Christophe, Jonathan et Joris ont été condamnés à 40 mois avec sursis, dont certains probatoires. Elie et Anabelle par défaut à 40 mois ferme.