Dossier quelque peu surréaliste ce jeudi matin au tribunal correctionnel de Dinant. Un homme né en 1964, invalide et qui éprouve de grandes difficultés à se déplacer, est poursuivi pour avoir menacé un accompagnateur de train, le 22 mai 2018 à Rochefort. La raison ? L’employé de la SNCB n’a pas voulu demander à ses supérieurs l’arrêt du train à la gare de Poix-St-Hubert, non prévue sur le parcours d’arrêts mais où le prévenu devait se rendre "Il n’a pas voulu téléphoner à Bruxelles. Quand je prends le train à Marloie, ils le font. Mais pas à Jemelle. Je lui ai dit que je tirerais sur la sonnette d’alarme pour que le train s’arrête à cet endroit. Il m’a alors dit que si je faisais ça, il me fracasserait le crâne. Je lui ai répondu que je lui mettrais quatre balles en pleine tête s’il faisait ça", a indiqué le prévenu qui avait bu ce jour-là.

Voilà pour sa version. Mais celle d’un témoin est différente. L’accompagnateur de train aurait simplement dit au prévenu de ne pas toucher à l’alarme, car cela pourrait être très dangereux. Le quinquagénaire lui aurait répondu "si tu ne me laisses pas descendre, je sors mon flingue et te descends." Dix mois de prison ont été requis à son encontre. L’homme a été interpellé par la police. "Les policiers m’ont pris pour un terroriste. Encore un peu, ils me descendaient…" Jugement le 25 mars.