Un ancien gendarme, affecté à la zone de police Condroz-Famenne en 2002 lors de la réforme des polices, était poursuivi devant le tribunal correctionnel de Dinant pour diverses infractions commises dans l'exercice de ses fonctions, en 2015. Dans le cadre de ses nouvelles fonction (Ndlr : il s'occupait, entre autre, de l'archivage des documents), il était amené à manipuler régulièrement des clés USB. Dont une qu'il reprenait à son domicile. Celle-ci contenait des documents qui ne pouvaient quitter le commissariat tels que des procès verbaux sensibles, qui concernaient par exemple des poursuites à l'encontre de policiers ou de membres de leur famille.

L'homme contestait les faits. S'il a bien repris cette clé usb chez lui, il n'y avait pas d'élément moral selon lui et son avocat. La clé usb avait un usage à la fois professionnel et privé. « Mon client et son supérieur partageaient une passion commune pour les films et les photos de boîte d'allumettes rares. Ils s'échangeaient ce genre de documents. Il n'allait évidemment pas consulter cela pendant son temps de travail. Il rentrait chez lui avec et cela était accepté », explique la défense. L'usage de cette clé USB était mixte et Fabien ne consultait pas les documents professionnels chez lui. « C'est naïvement qu'il la reprenait. Il n'y a aucun élément moral. »

Une thèse que le tribunal correctionnel de Dinant n'a pas suivie. Il a néanmoins constaté le dépassement du délai raisonnable et n'a prononcé qu'une simple déclaration de culpabilité.