C’est un profil atypique qui aurait dû comparaître devant le tribunal correctionnel de Dinant ce mardi matin. Un homme né en 1934 est poursuivi pour trois faits d’attentat à la pudeur commis entre le 16 et le 19 mars 2019 à Walcourt.

Les faits ont eu lieu dans un home où son fils, atteint d’une déficience mentale, est pris en charge. L’octogénaire a profité de la vulnérabilité de trois autres résidentes de cette institution. "Ces victimes étaient vulnérables ce qui a empêché toute résistance", a précisé le parquet de Namur.

Le personnel hospitalier émettait des doutes quant aux agissements du prévenu lorsqu’il rendait visite à son fils depuis un certain temps. "Le 16 mars, l’un des infirmiers a vu qu’il profitait d’une des personnes soignées pour mettre ses mains sur ses seins. Il n’a rien dit. Trois jours plus tard, le 19 mars, il s’est caché dans une salle de bain commune et a filmé ses agissements. Il a eu des gestes déplacés sur les parties génitales d’une dame et a remonté la couverture sur une autre résidente pour lui toucher les seins." L’octogénaire a dans un premier temps contesté les faits. Mais devant les vidéos, il a ensuite dû les reconnaître.

La défense a plaidé une suspension simple du prononcé, vu l’âge avancé du prévenu et l’absence de casier judiciaire dans son chef. Jugement le 8 juin.