"La pluviométrie favorable de ces derniers jours a permis le franchissement des seuils de débit d'eau et par conséquent les opérations de redémarrage", indique la centrale EDF dans un communiqué.

"La disponibilité de l'unité de production n°2, actuellement à l'arrêt depuis le 21 août, pourrait être retrouvée prochainement en fonction des prochains épisodes pluvieux", souligne-t-elle.

La décision de fermer durant l'été les deux réacteurs ardennais avait été prise en application d'un accord transfrontalier entre la France et la Belgique. Ce texte détermine les seuils de débit d'eau de la Meuse pour permettre aux utilisateurs belges comme les industriels, les acteurs du tourisme ou les collectivités locale de disposer en permanence d'une ressource en eau suffisante.

Selon cet accord, lorsque la moyenne sur 12 jours glissants du débit aval journalier de la Meuse descend en dessous de 22m3/seconde, une unité de production doit être arrêtée. Si le débit sur 12 jours glissants passe sous les 20 m3/seconde, les deux unités de production doivent être arrêtées.

En termes de sûreté nucléaire, le débit de la Meuse nécessaire pour garantir le refroidissement des installations est de l'ordre de 6m3/seconde.

La centrale nucléaire de Chooz, située en bord de fleuve, est dotée de deux réacteurs de 1.450 MW chacun, mis en service en 1996 et 1997.

Avec 17,9 milliards de kilowattheures produits en 2019, elle représente près de 4,7% de la production nucléaire française d'EDF, selon les chiffres disponibles sur le site d'EDF.