Un an de prison a été requis, ce mercredi par le parquet de Namur, à l’encontre d’un homme poursuivi pour des violences conjugales commises entre février 2016 et juin 2018. L’élément déclencheur ? Le mariage. « Il était régulièrement violent. Il la rabaissait et l’insultait », explique le parquet de Namur.

Le 6 juin 2018, l’homme aurait lancé un lit pliable à sa femme. « Elle a voulu s’enfuir par la véranda mais il l’a rattrapée. Les propriétaires, alertés par les cris, sont intervenus. Ça a mis fin à la scène », poursuit le parquet de Namur.
Représenté par son avocat, le prévenu conteste avoir été l’auteur de violences physiques régulières durant cette période. « Il n’y en a eu aucune jusqu’au 6 juin 2018. Son intention n'a jamais été de la cogner. Mais il a bien mis sa main sur la bouche pour ne pas qu’elle crie et l’a retenue. » La défense retrace le contexte. « Oui, mon client reconnaît qu'il était méchant mais il y avait aussi dans le chef de madame une certaine frustration. Elle cassait la vaisselle ou criait dès que quelque chose n’allait pas. Elle faisait régulièrement venir six personnes chez eux, ce qui irritait mon client qui ne se sentait plus chez lui. C’est d’ailleurs le motif de leur dispute du 6 juin. »

Un an de prison est requis par le parquet de Namur contre le prévenu qui a déjà été condamné 14 fois par un tribunal correctionnel entre 1999 et 2019. Jugement le 2 décembre.