Le prévenu n’est pas un inconnu de la justice. Âpres trois peines de travail pour des faits de stups et de coups, il a écopé de quatre ans ferme en 2019 pour avoir maltraité cinq enfants, en 2013 et 2014. Ceux-ci devaient par exemple prendre des douches froides, manger leurs vomis, etc. Parmi ces victimes : un bébé de 21 mois. Ce dernier, à qui il a porté plusieurs coups violents, est passé tout près de la mort. Il ne mangeait et ne buvait plus, ne tenait plus debout, ne dormait plus et vomissait. Il était jaune et ses pupilles étaient dilatées. Victime d’un arrêt cardiaque durant l’opération, il avait pu être récupéré.

Avant d’être condamné pour ces faits, Steve a fait dix mois de détention préventive. Mais ceux-ci ne lui ont visiblement pas servi de leçon. Dès sa sortie de prison, il s’est remis en couple avec une Beaurinoise, mère de deux enfants. Leur relation a été courte. Dix mois. Mais tous auraient subi des faits presque similaires à ceux de 2013 et 2014. "Ces dix mois ont été les plus horribles de ma vie. Je n’ai jamais vu quelqu’un avec autant de méchanceté et de rage. J’en ai une peur bleue. Que se passera-t-il quand il sortira de prison ?", dit la partie civile.

Dans ce dossier, elle a décrit une dizaine de faits subis. Elle recevait des coups, des gifles. Elle était régulièrement humiliée. Le président parle notamment d’un seau d’eau renversé sur la tête ou encore d’une scène lors de laquelle il a obligé sa compagne à retourner à pied (6km), à la boulangerie pour se faire rembourser car ce qu’elle avait acheté ne convenait pas.

Des coups auraient également été portés aux deux fillettes. Sur la plus jeune, il utilisait des méthodes éducatives militaires. Il l’obligeait à remonter les escaliers lorsqu’elle ne les montait pas en 3 secondes, il mangeait devant elle alors qu’elle était privée de dessert ou l’obligeait parfois à rester assise plusieurs heures sur son lit.

Le prévenu a contesté l’ensemble des faits. Il est, selon lui, victime d’une vengeance. "J’ai été honnête avec elle. Je lui ai expliqué pourquoi j’avais été en détention préventive. Elle s’en sert pour se venger de moi car je suis parti avec sa voiture après notre séparation et que je menaçais de balancer ses dealers." deux expertises (mentale et de qualification) doivent encore être réalisées. Le dossier sera à nouveau abordé par le tribunal dans les prochains mois.