Le conseiller de l’opposition Frédérick Botin a relevé quelques points négatifs et un positif.

Après un peu plus d’un an de législature à Ciney, l’opposition tire un premier bilan. Selon le conseiller Frédérick Botin, la nouvelle majorité est trop à cheval sur ses 186 engagements de campagne. Quitte à en oublier des choses essentielles.

Frédérick, quel premier bilan tirez-vous ?

"Un des points négatifs est la création de taxes, comme celle sur les terrasses des cafetiers ou les gîtes et l’augmentation d'autres. Cela fait une augmentation de 457 000 € de revenus. Avec l’augmentation naturelle du tax shift et du foncier, il n’y avait pas besoin de revoir ces taxes. D’autant que la dotation à la zone de secours Dinaphi n’a pas changé, que celle a la zone de police Condroz-Famenne a été indexée de 1 % et que l’endettement reste stable. Il y a eu une augmentation de 75 000 € au CPAS de Ciney mais ce n’est pas ça qui justifie ces taxes. Ces taxes servent à couvrir des frais de fonctionnement et d’engagement à la hausse. Notamment pour la communication. Ils ont engagé une personne, il y a une parution mensuelle du bulletin communal contre une tous les deux mois avant, sans compter les flyers, etc. Dans les frais de fonctionnement, et cela ne veut pas dire qu’ils seront dépensés, mais ils se sont autorisé une éventuelle dépense d’un million d’euros de plus que lors de nos précédentes législatures."

Quid du budget 2020 ?

"Le budget à l’ordinaire est étouffé par les frais de fonctionnement. Il est tout juste à l’équilibre (318 000 €) alors qu’il était de tradition d’avoir un bas de laine plus conséquent en cas de besoin.

Vous regrettez aussi l’attention donnée à l’écologie.

"Il y a une totale non prise en compte de ce qu’il se fait ailleurs en matière de transition climatique et d’enjeux énergétiques. Il n’y a dans leur programme aucun incitant financier au profit du citoyen ou en termes de communication pour aller dans ce sens. À titre de comparatif, en province de Luxembourg, 36 des 44 communes ont mis en place un système de prime pour des isolations de toitures, de sol, de murs, de remplacements de chaudières, d’installations de poêle à pellets, etc. Elles ne sont pas énormes et sont plafonnées, mais ça incite. À Ciney, le green deal est de zéro."

Ils évoquent tout de même quelques projets ?

"Oui, comme le renouvellement du week-end de l’obscurité, la participation à la semaine de l’énergie avec le CPAS, le remplacement de l’éclairage public en Led mais ça, c’est Orès qui s’en charge ou encore le fait de vouloir redevenir une commune Maya (dont l’objectif de sauvegarder les populations d’abeilles et d’insectes butineurs en Wallonie). Ce n’est pas suffisant."

Cela semble vous contrarier.

"Ils ont leur ligne de conduite de leurs 186 engagements qui est coulée dans le bronze mais elle doit pour moi être revue en tenant compte de certaines priorités. On a l’impression que c’est la course aux engagements, qu’il faut les cocher le plus vite possible sur leur liste. Mais ils feraient mieux de les planifier en tenant compte de certaines réalités."

Vous retenez tout de même du positif de cette première année ?

"Oui, notamment au niveau du CPAS de Ciney. Le nombre de RIS (revenu d’intégration sociale) n’a pas augmenté de façon importante et ils continuent une politique de prévention via des médiations de dettes, des guidances énergétiques, etc."

A quoi serez-vous attentif en 2020 ?

« Au développement progressif de Ciney via deux grosses poches d'urbanisation d'environ 400 logements chacune près du Mont de la Salle et entre le Mr Bricolage et l'ancienne police. On est à 16.628 habitants dans la commune, il ne faut pas que ce soit la course pour arriver aux 20.000. Il faudra que la mobilité suive, comme les crèches, etc. »

S.M