Depuis plusieurs semaines, des tensions existent entre le personnel du Domaine et la Province de Namur. Devant désormais assumer le financement des zones de secours, la Province a demandé des économies au Domaine provincial, rendant son avenir incertain. "Réforme provinciale globale, manque de personnel, économies financières de plus de 20%, passage en régie autonome, risque de privatisation, appauvrissement... sont les dangers qui menacent le domaine d'ici 2024-2026", selon les travailleurs et travailleuses.

Une économie de 300.000 euros doit être réalisée en 2021. "Mais cela continue ainsi jusqu'en 2024. Soit 1.200.000 euros alors que le budget de fonctionnement du Domaine est de 1.500.000 euros", s'inquiétaient-ils au mois de mai, ajoutant que les différentes propositions faites par la direction ont jusqu'à présent été refusées par le Collège provincial namurois. Le personnel craint dès lors une réduction de l'emploi, voire une privatisation à plus long terme.

Ils ont mené plusieurs actions "douces" ces dernières semaines : une journée gratuite, qui était très mal passée auprès du collège provincial, une marche de 100 km ou encore une pétition, qui a récolté plus de 15.000 signatures, d'après les travailleurs et travailleuses.

"La majorité politique est restée sourde et a continué d'agir à la hussarde", déplore le personnel du Domaine. "Il est désormais temps de les obliger à entendre le drame qui se joue dans notre parc à tous. Si les réponses adéquates ne sont pas apportées au personnel avant le 21 juillet, celui-ci menace de faire grève", écrivent les employés.

"Si des garanties ne sont pas mises en place, c'est vers une paralysie complète et une fermeture du Domaine que l'on se dirige au 1er janvier 2022", craignent les travailleurs.

"Mais peut-être est-ce le souhait de certains ? Entre cynisme, amateurisme et calendrier caché, le personnel ne sait plus que penser de la majorité provinciale MR-CDH-Défi", glisse-t-il.

"La porte reste ouverte pour le dialogue, mais ce sont des réponses concrètes qui sont demandées, plus des promesses", conclut le personnel.