Dinant - Ciney Un an après les élections, Axel Tixhon tire avec nous un premier bilan.

Il y a un peu plus d’un an, le 14 octobre, Axel Tixhon remportait les élections communales dinantaises et devenait bourgmestre après une coalition avec les listes menées par Laurent Belot et Robert Closset. Intronisé le 4 décembre, il a dressé avec nous un premier bilan.

Axel, quel premier bilan général tirez-vous depuis les élections ?

"Que la fonction de bourgmestre est compliquée. On embrasse une foule de matières dont il faut connaître les tenants et aboutissants. À tout moment, on peut être appelé pour un problème pour lequel on n’a pas la réponse alors qu’on doit agir si pas en urgence, au moins en vitesse."

Gérer Dinant est plus compliqué que cela n’y paraît ?

"Oui car c’est une ville dont la taille et les actions font qu’en saison, plein de choses s’y passent avec dès lors nombre de problèmes à résoudre. La taille de la ville ne permet par contre pas d’avoir, comme c’est le cas ailleurs, un cabinet avec des conseillers et un chef de cabinet qui prémâchent le travail."

Composer le collège a-t-il été simple ?

"Non, au contraire car on n’avait pas anticipé un préaccord avec d’autres listes. Quand on est élu et qu’on fait partie de l’équipe gagnante, on revendique logiquement une place. Il a fallu trouver un équilibre en fonction des qualités de chacun et certains en ont fait les frais."

Cet équilibre est-il respecté ?

"Je n’ai aucun regret sur la composition du collège et sur la disparité des profils. Ce point est même un avantage : il n’y a pas forcément une seule idéologie de véhiculée."

Que dites-vous à ceux qui disent qu’on ne vous voit pas assez sur le terrain ?

"Je suis moins visible que Richard Fournaux, c’est vrai. Je suis toujours dans une phase d’apprentissage et donc de bureau et, sur le terrain, je suis là où on ne me voit pas. Pour l’instant, je peux difficilement faire la promotion de ce que j’ai fait."

Certains disent que vous n’avez pas encore réalisé grand-chose comme projet depuis que vous êtes bourgmestre…

"Je suis absolument d’accord mais on a beaucoup travaillé avec la Croisette (lire par ailleurs) ou encore le chantier de la rue Grande. On a eu 15 jours en 2018 pour faire le budget 2019 et avec lequel on n’a rien su amener de nouveau. Le budget 2020 sera déjà un peu plus influencé par notre manière de voir les choses même si on sera limité puisque dans le budget de la commune, on a 80 % de dépenses incompressibles comme les salaires, les frais de fonctionnement, etc.

Axel Tixhon le reconnaît, les prochaines priorités de la majorité ne seront pas forcément des choses visibles. Mais nécessaires.

L’aménagement des différentes localités de la commune. "On a commencé ça au printemps et on doit encore aller à Anseremme et Lysognes-Thynes. On rencontre les citoyens pour établir une liste des différentes choses à mener. Mettre l’accent sur les villages faisait partie de notre programme."

La réorganisation communale. " On attend le résultat d’une étude du BEP qui doit nous dire en fonction de ce qu’on a déjà (NdlR : La Ville possède déjà les bureaux de l’ancienne Poste situés rue St-Martin, l’ancienne cour de l’école St-Perpète), s’il est nécessaire d’acheter l’ancien Zeeman."

L’encadrement de gros projets. "Comme pour le redéploiement de la rue Grande, le projet immobilier de Neffe ou le développement de l’axe Dinant-Ciney sur le plan économique. On constate également que par rapport à d’autres communes, on est largement en retard d’un point de vue sportif : piscine, hall sportif, etc. Enfin, il y a Mont-Fat pour lequel le projet Dormio est définitivement mort. Notre ligne de conduite est que ce doit être un lieu ouvert touristique ouvert à la population et qui lui apporte un plus par ses infrastructures."

S.M