Deux policiers de la zone de police Haute-Meuse se sont constitués parties civiles contre un jeune homme qui a été l'auteur d'une rébellion, d'outrages et de menaces à leur encontre, le 29 août 2019 à Dinant. Ils ont souhaité se faire entendre.

L'auteur des faits, né en 1998, a été victime d'un accident de la route ce jour-là. Il se trouvait sous l'influence d'alcool : près de 2g d'alcool dans le sang. L'intervention policière qui en a découlé ne s'est pas bien déroulée. Les deux policiers lui réclament 250 et 500€ de dommage moral. Un montant jugé excessif par l'avocat de la défense qui demande que l'euro symbolique leur soit accordé. "Il n'y a pas eu de violence physique", précise Me Gillet.

Des propos difficiles à concevoir pour l'une des deux parties civiles. « Quelques mois plus tôt, nous sommes déjà intervenus pour des faits similaires. Il a été plus qu'outrageant. Si son papa n'avait pas été là, il aurait passé la nuit en cellule. Quelques mois plus tard, même chose. Il se montre même menaçant et veut en découdre. J'ai une femme et des enfants à qui je dois dire tous les soirs que je me fais insulter, que certaines personnes veulent foutre sur le nez des policiers. Cette personne a déjà menacé deux fois de me retrouver. Je ne suis pas payé pour subir cela. Banaliser ces faits serait laisser la porte ouverte à d'autres choses », a indiqué le policier à la présidente du tribunal. Même son de cloche dans le chef de sa collègue. "J'ai été respectueuse envers ce monsieur que j'ai essayé de calmer plusieurs fois, en vain. J'estime que je n'ai pas à me faire insulter comme ça dans mon métier."

Le prévenu, qui souffrait d'une addiction à l'alcool à l'époque des faits, semble avoir repris le bon chemin. Une peine de travail de 50heures a été requise à son encontre. Jugement le 10 février.