Les Compagnons bâtisseurs accueillent chaque année des jeunes qui ont choisi une formule différente pour passer leurs vacances d'été. Ceux-ci sont encadrés par des animateurs sur des chantiers de volontariat, qui sont aussi des lieux d'apprentissage et d'échanges. Si certains chantiers ont pu être maintenus malgré la crise du Covid-19, ce n'est pas le cas de celui du Domaine provincial de Chevetogne qui aurait normalement du débuter le 8 août prochain. « Vu les nouvelles mesures sanitaires, les conditions n'étaient pas réunies pour accueillir et loger les jeunes. Animateurs compris, cela représentait une douzaine de personnes. Initialement, il était prévu qu'ils construisent trois cabanes en bois pour enfants destinées à être installées dans la ferme pédagogique », explique Victorine Michel, responsable communication à l'asbl Compagnons Bâtisseurs. 

Pour ces jeunes qui ne pourront pas se rendre à Chevetogne, aucun plan B n'est prévu. « D'autant plus qu'il s'agissait là d'un chantier pour adolescents. Avec le Covid-19, c'est loin d'être un été normal pour nous. On ne peut pas accueillir d'étranger et aucun belge ne peut partir faire un chantier hors Belgique comme c'est le cas les autres années. Le nombre de chantiers qu'on a en Belgique est par ailleurs réduit puisqu'on n'en a que sept au lieu de 15 à 20 habituellement et ils sont tous complets. »

Pour les chantiers qui ont/auront lieu, toutes les précautions doivent être prises. Ce qui entraîne une charge supplémentaire de travail dans le chef des animateurs. Entre le 18 juillet et le 1er août, une équipe de onze volontaires a notamment pris possession du gîte Kaleo qui favorise le tourisme social et veut permettre aux publics moins aisés de pouvoir aussi partir en vacances à Han-sur-Lesse. Pendant deux semaines, ils ont créé des tables de pique-nique et ont également rafraîchi des pièces communes du gîtes. « Les mesures sanitaires ont demandé plus de travail et de coordination. À Han-sur-Lesse par exemple, il a fallu faire deux groupes différents. Certains jeunes travaillaient à l'intérieur, d'autres à l'extérieur", termine Victorine Michel.