Dinant - Ciney

Malgré certains éléments à charge, le prévenu conteste les faits depuis le début.

Le 4 avril 2012, un jeune garçon né en 1998 a été victime d'une tentative de viol et d'un attentat à la pudeur pendant qu'il dormait, à Dinant. L'auteur présumé des faits, une connaissance née en 1985, a été condamnée par défaut à trois ans de prison ferme il y a un peu moins d'un an. Ce mercredi, il a fait opposition devant le tribunal correctionnel de Dinant. Depuis le début de l'enquête, le suspect est fidèle à sa défense. « J'aurais préféré qu'on m'accuse d'un meurtre ou de n'importe quoi d'autre. Je n'ai jamais commis cela. »

L'homme était néanmoins présent et passait la soirée avec la famille de la victime. « Il y avait un anniversaire surprise. Ils sont ensuite tous sortis à la Bricole », a précisé l'avocate de la défense, Me Fery.

En fin de soirée, alors que le prévenu avait déjà quitté la boîte de nuit, l'oncle du jeune garçon est retourné au domicile que tous occupaient pendant la soirée pour prendre un paquet de cigarettes. C'est à ce moment qu'il a entendu son filleul crier. Ce dernier expliquait avoir été réveillé pendant son sommeil par quelqu'un qui tentait de le violer. Son oncle précisait avoir vu quelqu'un s’enfuir de la maison en courant. La silhouette correspondant à celle du prévenu. Autre élément interpellant : le fait que son ADN a été retrouvé dans le slip de la victime. « Des traces qui proviennent de salive. Le transfert d'ADN en frottant une écharpe, par exemple, est exclu. Or, la victime dit également qu'on a essayé de lui faire une fellation », a indiqué le parquet de Namur.

Voila pour les éléments à charge. Mais il en existe également à décharge. Directement après les faits, la famille de la victime s'est rendu au domicile du prévenu. Ce dernier dormait à poings fermés. « S'il avait dû courir pour retrouver son lit, on l'aurait retrouvé essoufflé et réveillé... », a ajouté la défense. La victime évoquait également le fait que l'auteur des faits était barbu. Or, le prévenu est imberbe. « Bref, il y a à boire et à manger », a conclu Me Fery qui a plaidé l'acquittement au bénéfice du doute. Jugement le 11 septembre.