Plusieurs dossiers de révocation de sursis probatoire ont été traitées ce mercredi matin par le tribunal correctionnel de Dinant. Parmi les affaires, celle d'un habitant d'Hastière, condamné par le tribunal de police de Dinant à une suspension probatoire en 2015 pour alcoolémie au volant en état de récidive. L'homme n'a pas respecté les conditions imposées, dont celle de suivre une thérapie médicale, psychologique et psychiatrique estimant qu'il n’ennuie personne lorsqu'il boit.

Le parquet de Namur a requis 2 mois de prison à son encontre, 500€ d'amende (à multiplier par les décimes, soit X8), 6 mois de déchéance du permis de conduire et l'obligation de repasser les 4 examens du permis pour le non respect de ces conditions. « Après une condamnation correctionnelle en 2003, monsieur a été condamné en 2008 par le tribunal de police de Charleroi pour alcoolémie au volant. En 2010 et en 2013 par celui de Neufchâteau pour des faits similaires et en 2015 par celui de Dinant. Ce dernier, malgré les trois précédentes condamnations, a estimé opportun de lui accorder une suspension probatoire », s'est étonné le substitut David Lengrand.

La présidente du tribunal rappelle qu'à cette époque, le ministère public n'avait pas fait appel de ce jugement. « Le ministère public est un et indivisible mais je ne peux pas tout entendre non plus. Les décisions de justice doivent avoir une certaine crédibilité. »

Le prévenu a pour sa part indiqué qu'il ne possédait plus de permis de conduire depuis quatre ans. Quant à sa consommation d'alcool, il tente de la tempérer. Jugement le 28 octobre.