Le projet de création d’un RAVeL entre Anseremme et Waulsort est sur les rails depuis 2020. Les plans prévoient de passer sur l’ancienne voie de chemin de fer et laissent la possibilité de rouvrir la ligne de train. Cette portion du RAVeL n°2 reliant Mariembourg à Hoegaarden est la dernière qui n'est pas aménagée pour les cyclistes. Actuellement l’itinéraire emprunte une régionale (N96) relativement dangereuse sur 7 km.

Les communes d’Hastière et de Dinant ont rendu un avis favorable dans le cadre de l'enquête publique mais le fonctionnaire délégué de la Région wallone avait décidé de refuser l'octroi du permis. Les raisons de ce refus étaient de deux ordres : la préservation insuffisante de la faune sauvage, d'une part, et les incertitudes concernant une réouverture de la ligne de chemin de fer Dinant-Givet, d'autre part.

A travers une question parlementaire, le député Stéphane Hazée a souhaité faire le point sur ce dossier avec le ministre de la Mobilité Philippe Henry (Ecolo). Dans sa réponse, l'édile indique qu’un facteur important a été sous-estimé jusqu’à présent dans les études. Il s’agit de la sécurisation des rochers dont certains sont déjà tombés sur l’ancienne voie. À cela s’ajoutent les études concernant la réouverture de la ligne ferroviaire qui vont enfin débuter. « La réouverture de la ligne, si elle est confirmée, serait envisagée au plutôt en 2035. Cependant, au vu de l’enjeu de sécurité du trafic cycliste qui est en augmentation et que je souhaite promouvoir et développer, j’estime impossible d’attendre aussi longtemps pour réaliser le RAVeL. Toutefois, il serait logique qu’Infrabel contribue au financement des travaux de compensation environnementale et de sécurisation des parois rocheuses, si la ligne est ensuite remise en service dans une dizaine d’années. »

Si la réponse d’Infrabel est positive, Philippe Henry et son administration lanceront les démarches nécessaires à la réalisation du RAVeL dans les plus brefs délais. « En parallèle et à court terme, j’ai également demandé à mon administration d’examiner des possibilités d’une sécurisation de l’itinéraire aujourd’hui emprunté par les cyclistes le long de la N96. Cela impliquerait toutefois de réorienter plus de trafic entre Givet et Dinant vers la N936 et la N97. »