Dinant - Ciney

Après l'annonce de la direction de Lhoist, au cours d'un conseil d'entreprise extraordinaire le 12 septembre, de son intention de se séparer de 117 travailleurs, l'employeur et les organisations syndicales ont entamé la phase 1 de la loi Renault, dite d'information. 

Avec le report progressif de l'âge légal pour pouvoir partir en RCC (ex-prépension; 58 ans depuis le 1er janvier, puis 59 l'an prochain et 60 en 2021), le front commun syndical se dit face à un dilemme: se dépêcher pour permettre cette fin de carrière au plus grand nombre ou prendre son temps pour sauver un maximum d'emplois? "Pour que les travailleurs puissent partir en RCC à l'âge de 58 ans, il faut absolument un accord entre l'employeur et les représentants des travailleurs avant le 30 décembre 2019", rappellent ces derniers dans un communiqué.

Actuellement en phase 1 - qui n'est pas limitée dans le temps -, les syndicats doivent donc faire un choix rapide.

Le départ en RCC serait possible pour 61 personnes si l'accord est passé avant la fin de l'année, tandis que le nombre baisserait à 41 si l'accord intervenait en 2020. Si l'âge de départ en RCC était resté à 55 ans, 122 personnes auraient pu bénéficier "d'une fin de carrière digne", soulignent-ils.

Ils demandent dès lors, au gouvernement fédéral, que l'âge des RCC soit baissé à 55 ans et, au gouvernement wallon, que les travailleurs qui en feraient le choix ne soient pas sous la "contrainte d'une disponibilité adaptée".