Dix mois de prison avec sursis probatoire ont été requis, mercredi par le parquet de Namur devant le tribunal correctionnel de Dinant, à l’encontre d’un homme né en 1963 poursuivi pour un attentat à la pudeur commis le 2 septembre 2019 sur une jeune fille de 12 ans, à Rochefort.

La jeune fille, qui était sa voisine, aspirait la voiture de ses parents lorsqu’elle a été invitée par le prévenu à venir chez lui. Après avoir un peu discuté, ce dernier lui a demandé de l’embrasser. « Elle lui a fait un bisou sur la joue. Il a demandé plus et a promis qu’il ne mettrait pas la langue. Elle a alors trouvé un moyen pour partir de chez lui. En quittant l’habitation, il lui a caressé le dos en lui faisant remarquer qu’elle ne portait pas de soutien-gorge. Il l’a ensuite contactée pour qu’elle se taise. Jusqu’où cela serait-il allé si elle n’avait pas fui ? », a expliqué la partie civile. Celle-ci et le parquet de Namur pointent la sexualité débridée du quinquagénaire, libertin, qui n'a aucun tabou et qui n'a pas la notion de consentement.

Le prévenu est en aveux de la matérialité des faits. « Je prenais des médicaments et je venais d’apprendre que j’allais perdre mon emploi. J’ai complètement débloqué à ce moment-là », a-t-il expliqué. Néanmoins, son avocate estime que son client doit être acquitté. « Un bisou sur la joue n’est pas un acte d’attentat à la pudeur. Une main dans le dos, même dans ce contexte, n’est pas non plus un acte sexuel qui a porté atteinte à l’intégrité de la jeune fille. » A titre subsidiaire, une suspension probatoire a été demandée. Jugement le 25 mai.