C’est une erreur de jugement que ce commerçant d’Hamois doit amèrement regretter. Le 5 octobre 2018, il s’en est pris à deux jeunes filles, accroupies devant le Delhaize d’Hamois. "J’ai cru qu’elles forçaient le volet. Je leur ai demandé ce qu’elles faisaient et m’ont répondu que ça ne me regardait pas. J’ai alors mis un coup de genou à l’une d’elles", explique-t-il.

En réalité, ces deux personnes comptaient leur monnaie. "Sur le moment, je n’ai pas vu cela. J’ai tenu un restaurant durant 20 ans et j’ai été cambriolé neuf fois. Le Delhaize l’avait été tout autant. Avec ces antécédents en tête, j’étais dans ma fixation : je voulais faire fuir ces deux personnes qui, selon moi, forçaient le volet."

Les deux jeunes filles faisaient partie d’un groupe de jeunes qui fêtaient un anniversaire… à quelques maisons de celle du prévenu. De retour chez lui après avoir cherché un éventuel véhicule suspect, ce dernier était attendu. "Il y avait une dizaine de jeunes, j’ai reçu 15-20 coups dont un avec un objet contondant. Je me suis évanoui et réveillé quand les secours étaient là."

Un des jeunes est poursuivi pour ces coups sur le commerçant hamoisien. "Je suis le seul à avoir frappé, j’ai mis trois coups de poing. On n’était pas une dizaine, mais deux ou trois", précise-t-il. Deux ans de prison avec sursis probatoire ont été requis à son encontre, un an avec sursis probatoire contre le chasseur de voleurs.