Dinant - Ciney L’entrepreneur dispose de 115 jours ouvrables. Les congés du bâtiment vont interrompre le chantier.

Comme prévu, le chantier de la rue de Meez qui s’est affaissée il y a plus de six ans suite à la fragilisation d’un talus et à l’effondrement d’un mur de soutènement a débuté le 6 mai dernier. L’échéance ne sera par contre pas aussi courte que prévu. La fin du chantier est en effet théoriquement prévue pour l’automne prochain alors que l’échevin des Travaux, Robert Closset, espérait qu’il n’y en ait que pour un mois, enlèvement des déchets compris. "L’entrepreneur dispose de 115 jours ouvrables mais la période sera plus longue. Dedans, il y a les congés du bâtiment. Le chantier se fera donc a priori en deux phases. On a eu une réunion vendredi dernier à ce sujet et on a été clairs avec toutes les parties", explique le bourgmestre de Dinant Axel Tixhon.

Depuis lundi dernier, l’entrepreneur a néanmoins déjà commencé à nettoyer le site. Le gros des travaux débutera, lui, lorsque la commune sera en possession d’autres informations. "Notre volonté est de réaliser ce chantier de manière continue et non de donner quelques coups de pelle par-ci par-là, de stopper puis de recommencer pour éviter que les pluies de ruissellement endommagent le site. Nous attendons qu’ils nous fournissent un planning plus précis ainsi que des informations concernant l’évacuation des terres. Quand nous saurons tout ça, nous organiserons une soirée d’informations à destination de la population locale."

Concrètement , l’entrepreneur devra renforcer le talus et reconstruire les quelques dizaines de mètres de route effondrés. "Il faudra un coffrage en béton pour soutenir tout ça car les soubassements de la route sont instables et il faut dès lors aller creuser bien profond", poursuit le bourgmestre de Dinant qui attend encore des informations de la part de la firme chargée de la réalisation de travaux."

Quant aux responsabilités, elles sont toujours en discussion entre Thomas&Piron, la Ville et de Dinant et la copropriété. "On est tenu par le rapport de l’expert qui attribue une bonne partie de la cause de l’effondrement au fait que la route était trop faible pour porter le charroi ainsi qu’à des problèmes d’entretien du mur", conclut Axel Tixhon.

S.M