Ce samedi, la Run’Solid’Air organisée à Yvoir a débuté vers 9h du matin. Le concept était simple et imaginé par un gérant d’une salle de fitness dans la région de Dinant. « Tous les premiers samedis du mois, les joggeurs sont invités à courir 5 ou 10Kms. Ce samedi, le départ était à Yvoir, avenue de Champalle. Ce n’était pas une course. Juste l’occasion de se retrouver, en respectant, bien entendu, les mesures sanitaires d’usage afin de ne pas être hors la loi », explique Pascal Delle Donne. 

Les premiers coureurs sont donc arrivés et ont pu démarrer au compte-gouttes. « Vers 9h, premier passage de la police sur l'aire de repos nous servant de lieu de départ. Ces policiers ne s'arrêtent pas et continuent leur chemin. L'activité se passe bien, la météo est superbe. Mais vers 10h30, retour de la patrouille qui demande à voir le responsable, moi, qui s'avançait déjà vers eux. Là, je me rends vite compte que c'était peine perdue. Un des deux policiers jugeait que c'était une compétition sportive à partir du moment où les marcheurs ou coureurs portaient un dossard. Je n’aurais sans doute pas dû leur donner, mais c’était plus symbolique qu’autre chose. J'ai bien essayé de me défendre en disant qu'il n'y avait pas de réel classement ou de chronomètre officiel…Pas le choix, ils ont arrêté l’épreuve », poursuit-il. 

Evidemment, la déception était légitime pour tous les participants et l’organisateur. Mais cela lui pendait au nez. « J’étais en effet en tort. Il fallait une autorisation écrite du bourgmestre d'Yvoir, que je n'avais pas, seul un accord verbal avait été émis, avec le risque d’être contrôlé par la police C'était risqué. Litigieux... » Au final, pas d’amende pour Pascal Delle Donne mais de la frustration. « Cela fait un an que la salle de fitness est fermée. Mais on paye toujours un loyer, des prêts pour celui-ci et des investissements importants », conclut-il. 

La prochaine fois, il tentera de se mettre en ordre pour pouvoir organiser pareil évènement qui avait en plus un but social. Lors de l’inscription, 1 euro était en effet reversé à une famille de la région qui éprouve en ce moment des difficultés financières avec leurs 2 enfants…