Dinant - Ciney

Beau-père de la victime, il lui a entre autre donné des coups-de-poing dans le ventre.

En 2014 sur le plateau d'Herbuchène à Dinant, un bébé de 21 mois a été maltraité et frappé par son beau-père. Emmené à l'hôpital deux jours plus tard, il a été transféré par hélicoptère à Liège pour être opéré d'urgence. Malgré un arrêt cardiaque durant l'opération, le bébé à survécu. Son bourreau, Steve Noens qui a depuis changé de sexe, a écopé en avril dernier d'une peine de quatre ans ferme pour ces faits. Une peine prononcée par défaut car il ne s'était pas présenté. "Je suis DJ compositrice et j'étais en tournée en France, au Japon et en Bulgarie à ce moment là", explique l'intéressé qui faisait opposition ce mercredi au tribunal de Dinant.

Le bébé de 21 mois sur qui il s'est acharné était celui de sa compagne de l'époque. Les faits tels que relatés par l'avocate désignée comme tuteur ad hoc de la victime faisaient froid dans le dos. "Il a mis son beau-fils de 21 mois sur l'évier, lui a maintenu les mains derrière la tête et lui a porté des coups-de-poing dans le ventre et sur la tête en lui disant que ce n'est pas lui qui ferait la loi. Lorsque la maman est intervenue, il a encore tenté de le gifler et de lui donner des coups-de-pied." Outre les nombreux hématomes et contusions, ces coups ont eu pour conséquence une perforation de la paroi du colon. L'enfant ne mangeait et ne buvait plus, ne tenait plus debout, ne dormait plus et vomissait. Il était jaune et ses pupilles étaient dilatées.

La petite victime n'est pas la seule à avoir subi les agissements de Steve Noens. Ses quatre propres enfants ont eux aussi été maltraités. "Ils prenaient des douches froides car ils mangeaient la bouche ouverte, ils recevaient des coups parce qu'ils n'obéissaient pas, ils avaient des hématomes sur les fesses avec les fessées qu'il donnait", a précisé le parquet de Namur.

Interrogé ce mercredi, l'auteur des faits ne s'est pas longuement étendu sur ce qui lui est reproché. "Je reconnais les faits, mais pas tout non plus. Je n'étais pas moi-même. Je consommais de l'alcool et des stupéfiants. Je n'ai pas de mot pour décrire ce que j'ai fait. Si je pouvais revenir en arrière, je le ferais. Je pratique désormais la méditation et de la musique pour évacuer tout ça et j'ai suivi une thérapie pour ne plus toucher à rien. Désormais, je m'assume comme je suis." Le parquet de Namur a requis la confirmation des quatre ans ferme prononcés à son encontre. La défense a plaidé le sursis probatoire. Jugement le 12 septembre.